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Palmarès et bilan économique
Bilan économique 2007 :Dixit 2008-2009
![]()
![]() Un contexte international en criseLe climat international de récession, de
dépréciation du dollar et de fébrilité sur
les cours des matières premières n’a pas
été pour rassurer l’ensemble des agents
économiques polynésiens durant cette
année 2007.
Une reprise trop faible pour stabiliser le taux de chômage• Le chiffre d’affaires déclaré par les
entreprises soumises à la TVA (janvier à
septembre 2007) a augmenté de 3,8 %
en francs constants, contre 3,1 % en
2006 sur la même période.
Quelques indicateurs positifs….Banques : de nouvelles « règles du jeu »
L’ordonnance n° 2008-1233 du 28
novembre 2008, adoptée en conseil
des ministres et publiée au Journal Officiel du 29 novembre 2008 a pour
objet d’étendre à la Nouvelle-
Calédonie, à la Polynésie française et
aux îles Wallis et Futuna les dispositions
intéressant l’activité des établissements
de crédit. • Bonne tenue de la consommation
des ménages, représentant 70 % du
PIB, confirmée par les bons résultats du
commerce de détail : + 12,7 % de
croissance en volume des importations
de biens d’équipement ménagers,
+ 9,8 % de croissance en valeur des
importations agro-alimentaires, + 3,7
% de croissance des immatriculations
de véhicules neufs (après un recul de
0,6 % en 2006). …Au prix d’une fragilisation de la santé financière des agents économiques![]() • Les ménages ont un recours croissant au crédit à la
consommation : + 12 % de progression en rythme
annuel des encours de crédit à la consommation
(contre + 6,6 % en 2006), + 9,1 % de croissance des
interdictions bancaires des personnes physiques et
croissance à deux chiffres des incidents de paiement
(+ 18,2 % pour les chèques, + 55,1 % pour les retraits
de cartes bancaires) AssurancesLe secteur disparate de l’assurance comprend :
Bâtiment et Travaux PublicsBâtiment : le secteur s’appuie sur une demande privée encore en expansion, surtout portée par les ménages dans la construction de leur maison. Du côté des entreprises privées, les investisseurs ont semblé faire preuve d’un certain attentisme dans un climat d’instabilité politique. Dans ce contexte, les perspectives de relance du bâtiment demeurent incertaines en l’absence de projets immobiliers d’envergure. Importations (en volume)
• Ciment : + 9,1 % TP et génie civil : La commande
publique s’est nettement orientée vers
le génie civil et les travaux publics en
2007. Les opérations liquidées par la
Direction de l’équipement pour les
infrastructures routières et fluviales se
sont inscrites en augmentation de 40 % par rapport à l’année précédente.
Celles relatives aux ouvrages portuaires,
maritimes et aéroportuaires
ont connu une hausse de 48 %, soit la
plus forte dépense dans ce secteur
depuis dix ans.
IndustrieExportations - agroalimentaire
En régression de 15,2 % (en glissement annuel) Le secteur industriel (hors construction)
représente 12 % du chiffre d’affaires
total des entreprises assujetties
à la déclaration de TVA du régime
réel et 15 % de l’emploi salarié du
secteur marchand enregistré à la
CPS. Dominée par les petites structures,
l’industrie polynésienne a enregistré
une croissance de 6 % en
valeur. Parallèlement, l’emploi a augmenté
de 3 % entre septembre 2006
et septembre 2007 (il avait diminué de 2 % un an auparavant). ![]()
Secteur primaireIl est resté relativement déprimé au
cours de l’année 2007.
PêcheExportations :
l’accroissement des exportations de poissons, de vanille, de monoï et d’huile de coprah (+ 44,6 %) n’a pas suffi à compenser la perte en valeur sur les perles et le noni. Les exportations de poissons ont enregistré une hausse de 35 % sur la période (858 tonnes contre 635 l’an passé), notamment grâce au retour de la ressource halieutique. Mais le secteur a besoin de se structurer… PerlicultureEn 2007, les exportations de perles ont rapporté 10,7 milliards de Fcfp (contre 11,1 en 2006, soit - 3,5 % en glissement annuel), alors que les volumes ont augmenté de 1,3 % (7,8 tonnes contre 7,7). La progression des quantités de perles cédées à l’étranger s’est accompagnée d’une nouvelle dépréciation du prix moyen au gramme des perles brutes. Le secteur subit de grands bouleversements, de nouveaux défis sont à relever… CommerceCommerces de détail à dominante
alimentaire : les grandes
surfaces ont été le moteur de l’expansion
; leurs effectifs ont augmenté
de 2,9 % en un an, dans un
secteur qui a plutôt stagné en matière
d’emploi (- 0,1 % sur l’année). Dans un
contexte de baisse du pouvoir d’achat,
les grandes surfaces ont élargi la gamme
des produits de la marque de leur
enseigne, moins coûteux que les
marques plus connues.
Commerces de détail spécialisés : outre la forte concurrence locale illustrée
par le très grand nombre de commerces,
cette branche doit faire face à
la frénésie des achats effectués par correspondance
ou via Internet, qui a été
favorisée par l’augmentation de la
franchise de taxes accordées aux colis
(portée à 30 000 Fcfp) ; en vue de soutenir
la consommation locale, le gouvernement
a revu cette franchise à la
baisse.
Informatique![]() Organisation du secteur : il regroupe des acteurs aux métiers différents dont certains ne figurent pas au classement pour des raisons de montant de chiffre d’affaires, mais dont l’importance commerciale doit être soulignée. Ainsi, on trouve les constructeurs, comme IBM ou Bull, orientés sur le marché professionnel avec une clientèle de grands comptes à laquelle des solutions informatiques de marque propre sont apportées, les distributeurs commercialisant plusieurs marques à des clientèles à dominante professionnelle (ISS), grand public (Hyper Média, Télectronique) ou mixte (ITEM), et les prestataires de services, regroupant aussi bien des structures à orientation professionnelle comme IDT que des patentés ou structures spécialisés en conseil, formation, création de sites Internet ou logiciels sur mesure. L’analyse des chiffres d’affaires de ces différents acteurs doit tenir compte de la répartition entre les produits et les services : ainsi, la part du service est dominante chez les constructeurs vendeurs de solutions et chez les prestataires de services qui en font leur spécialité, tandis que la part des produits est dominante chez les distributeurs, d’autant plus que leur clientèle est orientée sur le grand public. On peut aussi retrouver un même produit comptabilisé chez le constructeur et chez le distributeur. Chiffre d’affaires : le marché stagne, car si les volumes vendus progressent (les clientèles grand public et jeunes offrent encore du potentiel), les prix diminuent, dans un contexte de concurrence accrue ; les leaders sont ceux qui parviennent à gérer leurs achats et stocks de manière optimale dans un contexte de renouvellement rapide de l’offre et de transparence accrue sur les produits et les prix (via Internet notamment), rendant le consommateur de plus en plus averti et exigeant. Informatisation des entreprises : les dirigeants sont de moins en moins
sensibles à la technologie mais recherchent
maintenant des solutions tout en
capitalisant sur les investissements déjà
réalisés. La crise financière ne va qu’accentuer
cet objectif de retour sur investissements.
Le chef d’entreprise est en
droit, en 2009, de bénéficier de plus d’intégration
de la part de son système informatique
(inventaires, catalogues, gestion
optimale des ressources humaines, déclarations
sociales et fiscales, tableaux de
bord, mobilité, gestion des documents,
suivi des actions commerciales, contrôle
du service client, etc…).
Produits pharmaceutiquesLa croissance 2007 résulte d’un accroissement
des volumes, dû à la fois à l’augmentation
des dépenses de santé, et à la
mise sur le marché de médicaments de
réserve hospitalière très onéreux ; les
professionnels évoquent un marché
encore en phase de croissance au niveau des volumes, mais une tension sur les
marges de l’officine ; le développement
du secteur de la parapharmacie s’effectue
à l’image de la Métropole et conserve
un potentiel de développement ;
parallèlement, les médicaments génériques,
qui répondent à l’intérêt de tous
les acteurs, prennent une part croissante
dans les prescriptions. Automobile![]() Ce secteur a renoué avec la croissance
en 2007 : les immatriculations de véhicules
neufs ont augmenté de 3,7 %,
après un recul de 0,6 % l’année précédente
(7 996 contre 7 710 en 2006 et
7 755 en 2005).
Tourisme![]() Depuis 2003, le tourisme en Polynésie
française stagne et ce, malgré des investissements
conséquents en matière de
capacité d’accueil. En 2007, la fréquentation
a même diminué de 1,5 %.Cette
situation pourrait ne pas être alarmante
pour le secteur si le tourisme polynésien
suivait une tendance mondiale ou régionale,
mais ce n’est pas le cas puisque le
nombre de touristes dans le monde a
augmenté de 6,1 % et celui de la zone
Asie- Pacifique de 10,3 %. Le tourisme en chiffre
• Tourisme terrestre : - 4 % Les compagnies aériennes internationales
ont ajusté leurs coûts notamment
par une réduction du nombre de rotations
et de la capacité des avions desservant
la Polynésie : le nombre de sièges
offerts a ainsi diminué de 13,5 % en
2007.
Yachting de luxe : marché de niche à haute rentabilité, il attise la convoitise de nombre de marinas et la Polynésie française a récemment revu sa réglementation (raccourcissement du délai d’obtention d’une licence, réduction de la fiscalité) pour recueillir une partie de cette manne. Hôtellerie internationale : elle
rassemble à la fois de grands groupes
internationaux comme Starwood
(Sheraton, Le Méridien, Saint Régis),
qui a affermi sa présence en Polynésie
française en rachetant la chaîne Le
Méridien, Accor (Sofitel, Novotel),
Intercontinental, Le Radisson ou Club
Méditerranée, et des entreprises locales,
comme South Pacific Management
(Pearl Resorts) ou Maitai (Bora Bora,
Fakarava).
* L’opportunité pour les touristes étrangers de se marier en Polynésie française est freinée par l’article 74 du Code civil qui impose que l’un des époux réside dans la commune où doit être célébré le mariage depuis un mois au minimum. Un nouveau projet devrait être élaboré pour tenter de raccourcir ce délai.
Trafic aérienTrafic international : en Polynésie
française, l’évolution du trafic international
n’a pas suivi la tendance mondiale,
le transport de passagers subissant
même un net recul par rapport à 2006
( 8,1 %). Les programmes de vols de
2008 ont prévu un nouveau recul de
l’offre de sièges de 7 %.
Trafic intérieur : en 2007, la baisse du
nombre de passagers au départ et à l’arrivée
de l’aéroport de Tahiti-Faa’a (-
3,1 %) a accompagné celle du nombre
de sièges offerts (- 1,1 %). Le coefficient
moyen de remplissage a perdu 1,4 point
en un an et s’établit à 64,9 %.
Énergie![]() La production et la distribution d’électricité
en Polynésie sont de compétence
communale. Les municipalités assurent
ce service en régie ou le confient
sous forme de concession ou de
contrat de gérance à une entreprise. Sur
le Territoire, la production thermo-électrique
est largement concédée, directement
ou par le biais de ses filiales, à
l’Électricité de Tahiti (EDT). La charte de l’énergie électrique de la
Polynésie Française (1998-2007) a fait
du développement des énergies renouvelables,
notamment dans les archipels
éloignés, un objectif prioritaire. TélécomInternet : en 2007, le parc d’abonnés
s’est accru de 14,7 %. Cette forte progression
est surtout due à l’essor de
l’ADSL, couvrant l’ensemble des cinq
archipels de la Polynésie française et
représentant désormais 92 % du parc.
Mana a lancé un service d’accès Internet
sans fil en haut débit, « Mana Spot »,
dans un souci d’étoffer son offre en proposant
de nouvelles prestations.
![]() Télévision par satellite : En 2007, TNS comptait 21 902 abonnés, un nombre en nette progression par rapport à 2006 (+ 13,5 %). Téléphonie portable : en un an, la progression du nombre de clients Tikiphone (seul opérateur à fin 2007) a été de 13 %. L’arrivée d’un concurrent (Mara Télécom) début 2009 pourrait changer la donne. Perspectives 2008 : des inquiétudesLa Polynésie française semble bien avoir initié une phase de récession, comme beaucoup d’économies dans le monde (Etats-Unis, Japon, certains pays européens, Nouvelle-Zélande). Illustré par le tassement de la consommation d’électricité moyenne tension sur les trois quarts de l’année de près de 2 % (en glissement annuel) et du chiffre d'affaires global déclaré pour le versement de la TVA au premier semestre 2008, le marasme est évoqué par les participants à l’enquête de conjoncture réalisée par l’IEOM (références : voir sources en fin d’article). Les chefs d’entreprise sont restés préoccupés par le poids de leurs charges d'exploitation et la dégradation de leur situation de trésorerie, accentuée par les difficultés de recouvrement des créances sur la clientèle. Comportement des entreprises : pas de développement• Moindre progression de l’encours des crédits d’investissement (+ 2,6 % en glissement annuel, contre 4,2 % le trimestre précédent) • Hausse de 20 % - en cumul - des importations de biens d’équipement : ceci laisse supposer que les entreprises ont saisi l’opportunité d’un effet de change favorable, importations motivées plutôt par le renouvellement de leur parc de machines que par le développement de leur activité. Fléchissement de l’emploi : les dernières estimations de l’ISPF (3ème trimestre 2008) montrent un fléchissement de l’indice de l’emploi salarié dans le secteur marchand sur les mois de juillet et août (- 0,6 % en glissement annuel) ainsi qu’un repli dans l’industrie (juillet - 1,2 % et août - 0,9 %). Forte inflation : l’indice des prix à la consommation (IPC) accuse + 4,5 % en glissement annuel (septembre 2008), après + 2,6 % en juin. Cette évolution révèle une nette accélération de l’inflation, le gouvernement local ayant décidé début juillet une revalorisation des tarifs de l’électricité (+ 18 %) et de l’essence à la pompe (+ 13 % pour le sans plomb), ajustement décalé par rapport à l’évolution des cours du pétrole. Dans la mesure où l’économie polynésienne importe son inflation avec un décalage de quelques mois, les prochaines statistiques ne devraient guère être optimistes. Consommation des ménages au ralenti : Moteur essentiel de l’activité économique polynésienne, elle représente 70 % du PIB. L’inflation et la morosité du marché de l’emploi ont concouru à altérer la vigueur de la consommation des ménages. Les importations de biens de consommation (hors alimentaire) n’ont enregistré que + 1,4 % en glissement annuel sur les 3/4 de l’année et les immatriculations de véhicules neufs ont presque stagné. Les ménages n’en ont pas pour autant été dissuadés de recourir à l’emprunt ; l’encours des crédits à la consommation a progressé de 9 % en rythme annuel durant le troisième trimestre 2008. Il en a été de même pour les crédits à l’habitat qui, avec + 7 % sur la période, attestent du maintien relatif de l’investissement des ménages dans l’immobilier. Chute des exportations : les
branches tournées vers les marchés
extérieurs ont particulièrement souffert
depuis le début de l’année 2008 :
Chute historique du tourisme
Attentisme dans le BTP : en raison
d’un recours en annulation devant la
justice, le prêt à l’habitat bonifié (PHB)
de 2005 a été invalidé en première
instance en 2008 ainsi qu’en appel, au
motif que la signature des conventions
avec les banques était illégale.
Les banques ont été en pourparlers
avec le gouvernement en vue de
signer un protocole pour que les
banques n’aient pas à rembourser les
montants de la bonification et à annuler
les conditions de prêts négociées
avec leurs clients. Commerce, seul l’alimentaire se maintient : en dépit des baisses de prix consenties, le volume d’affaires n’a pas décollé selon les attentes des commerçants ; ils estiment leurs stocks de marchandises trop importants au regard des capacités d’absorption du marché local. La baisse du prix du pétrole (et par voie de conséquence, celui du kérozène) peut être considérée comme une des rares « bonnes nouvelles » pour l’économie polynésienne en 2009. La dépréciation de l’euro par rapport au dollar, constitue également un « bon point » pour la compétitivité de nos exportations en dollars et celle du secteur touristique… SOURCES: - Rapport d’activité 2007 - IEOM - Bulletin trimestriel n° 136 - 3ème trimestre 2008 - IEOM
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