|
|
Accueil > Entreprendre >
Entreprendre
Lois de défiscalisationDixit 2008-2009
La « loi Girardin »Le régime d’aide fiscale à l’investissement outre-mer, issu à l’origine de la loi 86-824 du 11 juillet 1986 (« loi Pons »), a été modifié à plusieurs reprises et la dernière fois par la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003, dite loi programme pour l’outre-mer (JORF du 22 juillet 2003). Le dispositif juridiqueLe régime d’aide à l’investissement outremer s’articule en trois articles différents du code général des impôts (CGI) : Les entreprises polynésiennes pouvant bénéficier de la loi Girardin Le régime d’aide fiscale que l’on appelle couramment « loi Girardin » s’applique aux investissements réalisés dans les secteurs dits « productifs » et aux « logements d’habitation ». Les investissements pouvant être défiscalisésLes investissements éligibles au dispositif «Girardin» doivent être réalisés en outre-mer dans l’un des secteurs d’activités éligibles. Ils concernent les immobilisations corporelles neuves amortissables. Sont donc exclus les brevets, les fonds de commerce ; les logiciels peuvent être éligibles lorsqu’ils sont nécessaires à l’utilisation des investissements éligibles (par exemple un logiciel permettant le fonctionnement d’une machine de production de produits finis ou semifinis). Les terrains, qui ne sont pas amortissables au plan du droit comptable (à l’exception des gisements, etc.) sont toutefois admis lorsqu’ils constituent une dépendance indispensable et immédiate des constructions elles-mêmes éligibles car appartenant à un secteur éligible. Les avantages financiers de la loi Girardin![]() L’aide fiscale bénéficie directement à des contribuables fiscalement domiciliés en métropole lorsqu’ils participent au financement des investissements éligibles au régime d’aide fiscale outre-mer. Elle est rétrocédée en grande partie aux entreprises polynésiennes et constitue à ce titre une aide financière importante à leur développement. La défiscalisation sans agrément est possible pour certaines entreprises polynésiennesEn ce qui concerne les secteurs productifs, il convient de distinguer deux catégories de secteurs d’activité : les secteurs dits « sensibles » et les secteurs « non sensibles ». Secteurs sensibles : Transports, Navigation de plaisance, Agriculture, Pêche maritime et Aquaculture, Industrie charbonnière et Sidérurgie, Construction navale, Industrie des fibres synthétiques, Industrie automobile, Rénovation et réhabilitation d’hôtel, de résidence de tourisme et de village de vacances classés, les investissements exploités par des entreprises en difficulté, les investissements exploités dans le cadre d’une concession de service public local à caractère industriel et commercial. Les délais de traitement des opérations hors agrémentL’accompagnement des entreprises polynésiennes se fait dès la commande des matériels ; l’analyse complète de l’opération porte sur l’éligibilité des investissements au régime d’aide fiscale outre-mer, l’assistance pour la demande de financement bancaire, la conclusion des contrats liant les entreprises locales avec les investisseurs en métropole ainsi que le suivi de l’opération pendant la durée légale d’exploitation des biens aidés, soit 5 ans. Les principaux critères et délais pour l’obtention d’un agrémentLa demande d’agrément auprès de la DGI est formulée par l’entreprise ou la société initiatrice du projet. L’agrément peut être accordé, après avis du ministre des DOM-TOM, si l’investissement présente un intérêt économique pour le territoire, s’il est créateur d’emplois, s’il s’intègre dans la politique d’aménagement du territoire et de l’environnement, et s’il garantit la protection des investisseurs et des tiers. Le haut-commissariat est également consulté. La réponse de l’administration pour l’octroi de l’agrément se fait en principe dans un délai de 3 mois à compter de la réception du dossier complet de la demande d’agrément. En pratique, l’administration demande des compléments d’informations dans ce délai et ce n’est qu’à la réception de l’ensemble des réponses que le délai de trois mois court ; le délai global est d’environ 5 mois. Les contraintes et les sanctionsDu point de vue de la société polynésienne, celle-ci doit respecter les engagements contractuels figurant dans l’ensemble des contrats liés à l’opération. Les investissements éligibles qu’elle loue doivent être exploités pendant une durée de 5 années, à défaut l’avantage fiscal obtenu des métropolitains est repris. Tous les intervenants à l’opération sont responsables des informations qu’ils fournissent, particulièrement l’entreprise polynésienne et ses dirigeants, les fournisseurs, architectes, maître d’oeuvre, etc., et pourraient être recherchés en responsabilité s’il s’avère qu’ils ont fourni de fausses informations. La plupart des montages font généralement appel à des garanties données par l’entreprise polynésienne pour pallier ces risques et permettre le placement des opérations en métropole. Principaux secteurs éligibles• Industrie : activités de transformation de matières premières ou de produits semi-finis en produits fabriqués si le rôle du matériel et de l’outillage est prépondérant ; activités de conditionnement, d’assemblage de produits et de stockage dès lors qu’elles se situent dans le prolongement d’un processus de fabrication. • Pêche : l’activité principale est l’exercice professionnel de la pêche ainsi que les services aux navires (équipements de manutention, d’entretien, etc.). • Hôtellerie : activité de construction d’hôtels classés, de résidences de tourisme et de centres classés « village de vacances » ainsi que les travaux de rénovation et de réhabilitation de ces infrastructures. • Tourisme : activités de loisirs, d’hébergement des personnes et les autres services touristiques lorsqu’elles s’adressent à titre prépondérant à une clientèle touristique. • Énergies nouvelles : activité de production d’énergies nouvelles renouvelables (hydroélectricité, biomasse, énergie solaire, énergie éolienne, etc.). • Agriculture : activité de production ou de transformation portant sur les cultures végétales, l’élevage d’animaux ou la forêt et l’aquaculture. • BTP : travaux de construction ou d’aménagement de bâtiments et travaux immobiliers. • Transports : transports de personnes et de marchandises par voie terrestre, maritime, fluviale ou aérienne. • Artisanat : activité de production, transformation, réparation et services par des entreprises inscrites au répertoire des métiers. l Maintenance : activités dont l’objet est d’assurer le fonctionnement (entretien et réparation) des installations de production des biens et services exploités dans l’un des secteurs ouvrant droit à l’aide fiscale, à l’exclusion des activités de conseil. • Production et diffusion audiovisuelles et cinématographiques : activités qui concourent directement à la création ou à l’extension outre-mer soit d’établissements qui y assurent la production d’oeuvres audiovisuelles et cinématographiques, soit d’industries techniques de production de telles oeuvres. • Services informatiques : activités de gestion et de maintenance informatiques, création de logiciels, de fourniture d’accès à Internet, d’hébergement de sites ou de création de services en lignes. • Concessions et affermages de service public local : investissements réalisés et nécessaires à l’exploitation d’une concessions de service public local à caractère industriel et commercial (ou dans le cadre d’un contrat d’affermage). • Extraction : les investissements réalisés pour les activités d’extraction (houille, lignite ou tourbes, hydrocarbures, minerais d’aluminium, minerais métalliques, ainsi que les autres industries extractives. • Services divers : les services auxiliaires des transports (manutention portuaire et aéroportuaire, etc.), les télécommunications nationales et les autres activités de télécommunications, les centre d’appels, les services de nettoyage et de conditionnement à façon, les services personnels (blanchisserie, coiffure, activités thermales, etc.). Vers une refonte des dispositifs d’incitation fiscale à l’investissement Le 26 novembre 2008, le conseil des ministres a adopté le projet de loi de Pays relatif à la refonte des dispositifs d’incitation fiscale à l’investissement en Polynésie française. Assurer la continuité du dispositif et en améliorer son efficacité![]() La nouvelle mouture proposée par le ministre des finances distingue dorénavant trois types de régimes :
|
|||
|
Accueil | Publicité | Mentions légales | Nous contacter © 2005-2010. OPT/DG/CMC |
||||