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Institutions de Polynésie française
Gouvernement et InstitutionsDixit 2010 2011
La Polynésie française, Collectivité d'Outre-mer (COM) est un « Pays
d'Outre-mer » qui « se gouverne librement et démocratiquement ».
Il dispose d'un « hautconseil », véritable mini-conseil d'État et fait du président de la Polynésie française, aux côtés du gouvernement, de l'Assemblée et du CESC, une institution à part entière. Texte de référence : loi organique du 27 février 2004 portant statut d'autonomie de la Polynésie française complétant la révision constitutionnelle du 28 mars 2003. Le président de la Polynésie françaiseLe président de la Polynésie française est élu au scrutin secret, pour un mandat de cinq ans, parmi les membres de l'Assemblée de la Polynésie française. Il constitue son gouvernement en nommant son vice-président et les ministres qu'il peut révoquer. Le président représente la Polynésie française et dirige l'action du gouvernement. Il promulgue les actes dénommés « lois de Pays » et signe les actes délibérés en conseil des ministres. Il est l'ordonnateur du budget et dirige l'administration de la Polynésie française. Son mandat est compatible avec celui de député, de sénateur ou de maire. Il peut être écourté par le vote d'une motion de défiance par l'Assemblée ou en cas de dissolution de la même Assemblée. Plus de renseignement : www.presidence.pf Le gouvernementLe gouvernement est l'exécutif de la Polynésie française dont il conduit la politique. Il se réunit en séances hebdomadaires en conseil des ministres. Ceux-ci reçoivent leurs attributions par délégation du président de la Polynésie française. Ils apportent au conseil les affaires de leur compétence et sont responsables de la gestion des services administratifs placés sous leur autorité. Le haut conseil de la Polynésie françaiseLa loi statutaire institue un hautconseil de la Polynésie française chargé notamment de conseiller le président de la Polynésie française et le gouvernement dans la confection de ses actes. Cependant, cet organe n'exerce aucune activité contentieuse, bien qu'il puisse être consulté sur les difficultés qui s'élèvent en matière administrative. L'assemblée![]() Toutes les matières qui sont de la compétence de la Polynésie française relèvent de l'Assemblée de la Polynésie française, à l'exclusion de celles attribuées par le statut au Conseil des ministres ou au président de la Polynésie française. Elle vote le budget et les comptes de la Polynésie française. Elle contrôle l'action du président et du gouvernement de la Polynésie française. Les 57 représentants sont élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans et représentent les cinq archipels de la Polynésie française. Les sièges sont répartis de la façon suivante : L'Assemblée élit son président pour la durée du mandat de ses membres. Elle élit chaque année les autres membres de son bureau. L'élection des représentants à l'Assemblée de la Polynésie française a lieu, dans chaque circonscription, au scrutin de liste à un ou deux tours avec répartition des sièges à la représentation proportionnelle, suivant la règle de la plus forte moyenne. L'Assemblée tient deux sessions ordinaires par an, la session administrative et la session budgétaire. Entre les sessions, la commission permanente règle par ses délibérations les affaires qui lui ont été renvoyées par l'Assemblée ou qui lui sont adressées directement par le gouvernement en cas d'urgence. L'Assemblée de la Polynésie française adopte des « lois de Pays » et des délibérations, ainsi que des avis et des voeux. Les actes dénommés « lois de Pays », sur lesquels le Conseil d'État exerce un contrôle juridictionnel spécifique, sont ceux qui, relevant du domaine de la loi, soit ressortent de la compétence de la Polynésie française, soit sont pris au titre de la participation de la Polynésie française aux compétences de l'État. L'Assemblée contrôle le gouvernement qu'elle peut renverser par une motion de défiance ou de renvoi, lorsque celle-ci est adoptée à la majorité absolue. Inversement, il peut être décidé, par décret du Président de la République délibéré en Conseil des ministres, de procéder au renouvellement de l'Assemblée de la Polynésie française avant le terme du mandat de ses membres, à la demande du gouvernement de la Polynésie française. PLUS DE RENSEIGNEMENTS : • www.assemblee.pf Le CESC![]() Madame Raymonde Raoulx Le Conseil économique social et culturel est une assemblée composée « des représentants des groupes professionnels, des organismes et des associations qui concourent à la vie économique, sociale et culturelle du Pays ». Organisme consultatif, le CESC répond aux saisines du gouvernement et de l'Assemblée par des avis assortis de recommandations. CESC
Les représentants de la Polynésie française en Métropole et à Bruxelles
Les parlementairesLes députés
M. Michel Buillard
M. Bruno Sandras La Polynésie française compte deux députés élus chacun dans une circonscription. La circonscription Ouest comprend les Îles Sousle- Vent, les Australes et, aux Îles du Vent, les communes de Moorea-Maiao, Papeete, Faa’a, Punaauia,Paea. La circonscription Est, comprend les Marquises, les Tuamotu- Gambier et les autres communes des Îles du Vent : Pirae, Arue, Mahina, Hitiaa o te ra, Taiarapu Est,Taiarapu Ouest et Teva i Uta. Les deux députés sont : Michel Buillard, pour la circonscription Ouest et Bruno Sandras pour la circonscription Est. Les sénateursLe 21 septembre 2008, la Polynésie a élu 2 sénateurs - soit un de plus depuis la dernière mandature -, dont la durée du mandat a été ramenée de 9 à 6 ans. Le collège électoral comprend les deux députés, les 57 représentants à l’Assemblée de la Polynésie française et 450 délégués des conseils municipaux (ou les suppléants de ces délégués). Dans les communes de plus de 9 000 habitants, l’ensemble du conseil municipal est délégué ; dans les autres communes, le nombre de délégués est proportionnel au nombre de conseillers municipaux.
Gaston FLOSSE
![]() Richard TUHEIAVA
Élections 2012 :
Le représentant au CES
M. Patrick Galenon Patrick Galenon : membre du CESC depuis 2001 au titre de la confédération syndicale CSTP/FO (dont il est le secrétaire général depuis 2004) puis président du CESC de septembre 2005 à août 2007, il siège désormais au Palais d'Iéna pour les cinq prochaines années (décret du 28 octobre 2010).
Conseil économique, social et environnemental : son rôleLe Conseil économique et social (CES) a vu ses compétences et son nom élargis par la dernière réforme constitutionnelle : il reste une assemblée consultative placée auprès des pouvoirs publics, mais il est désormais compétent en matière d’environnement, et peut être saisi par le Pa rlement ou par voie de pétition populaire.Par la représentation des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement national. Il examine et suggère les adaptations rendues nécessaires par l’évolution de la société. Le Gouvernement peut saisir le CES de toute question ou texte relevant de son champ de compétence. Le Conseil peut également se saisir lui-même. Il comprend 233 conseillers répartis en 18 groupes de représentation. La durée de leur mandat est de 5 ans. Les modes de désignation de ces conseillers obéissent à des règles différentes : 163 d'entre eux sont désignés par les organisations socioprofessionnelles, les autres conseillers sont nommés par le Gouvernement, dont le groupe de l’Outre-mer, composé désormais de 11 membres. Ceux-ci sont désignés par décret du Premier Ministre, après consultation des organisations professionnelles les plus représentatives des départements, territoires et collectivités territoriales à statut particulier d'Outre-mer. Aux conseillers s'ajoutent des membres de section désignés par le Premier ministre pour deux ans et qui tiennent un rôle d'expert à l’intérieur des sections de travail. Ils ne participent pas aux votes, ni à l’assemblée plénière. Les membres du Conseil se répartissent en 9 sections permanentes : affaires sociales, travail, économies régionales et aménagement du territoire, cadre de vie, finances, relations extérieures, activités productives - recherche et technologie, agriculture et alimentation, questions économiques générales et conjoncture. Deux délégations s’ajoutent aux sections, l’une pour les questions européennes, l’autre pour le droit des femmes.
La délégation de la Polynésie française à Paris
Maeva Salmon, directrice de la délégation La Délégation de la Polynésie française à Paris est la représentation institutionnelle de la présidence du Pays en France et en Europe. L’antenne Bruxelles- EuropeL'antenne Bruxelles-Europe L'antenne polynésienne existe depuis 1994. Directement rattachée à la Délégation de la Polynésie française à Paris, dont elle dépend administrativement, elle a pour mission de promouvoir les priorités de développement du Pays auprès des institutions et acteurs socio-économiques européens, et de prospecter de nouvelles sources de financement et programmes (formation, recherche, environnement, énergie,…). Membre actif de l'Association des Pays et Territoires d'Outre-mer ('OCTA), l'antenne contribue au dialogue, aux échanges et à l'émergence de synergie entre les seize PTOM, leurs États membres respectifs et l'Union européenne.
Délégation de la Polynésie
française à Paris
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