dimanche 05 septembre 2010
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Institutions de Polynésie française

Gouvernement et Institutions

Dixit 2008-2009
La loi organique du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française complète la révision constitutionnelle du 28 mars 2003. Ce statut attribue de nouvelles compétences à la Polynésie française notamment le droit commercial et le droit du travail, les transports aériens internationaux (sauf à destination du territoire de la République), lui permet de participer à l’exercice de certaines compétences régaliennes de l’État, et lui donne la possibilité de voter des « lois de Pays ».

En effet, la Polynésie française, collectivité d’outre-mer (C.O.M) devient aussi un « pays d’outre-mer » qui « se gouverne librement et démocratiquement ». Il dispose d’un « haut-conseil », véritable mini-conseil d’État et fait du président de la Polynésie française, aux côtés du gouvernement, de l’Assemblée et du CESC…, une institution à part entière.

 

Le président de la Polynésie française

Le président de la Polynésie française est élu au scrutin secret par l’Assemblée de la Polynésie française parmi ses membres, pour un mandat de cinq ans. Il constitue son gouvernement en nommant son vice-président et les ministres qu’il peut révoquer. Le président représente la Polynésie française et dirige l’action du gouvernement. Il promulgue les actes dénommés « lois de Pays » et signe les actes délibérés en conseil des ministres. Il est l’ordonnateur du budget et dirige l’administration de la Polynésie française. Son mandat est compatible avec celui de député, de sénateur ou de maire. Il peut être écourté par le vote d’une motion de défiance par l’Assemblée ou en cas de dissolution de la même Assemblée.

PLUS DE RENSEIGNEMENTS : • www.presidence.pf

Le gouvernement

Le gouvernement est l’exécutif de la Polynésie française dont il conduit la politique. Il se réunit en séances hebdomadaires en conseil des ministres. Ceux-ci reçoivent leurs attributions par délégation du président de la Polynésie française. Ils apportent au conseil les affaires de leur compétence et sont responsables de la gestion des services administratifs placés sous leur autorité.
Le conseil des ministres arrête les projets d’actes dénommés « lois de Pays », après avis du haut-conseil de la Polynésie française, ainsi que les autres projets de délibération à soumettre à l’Assemblée de la Polynésie française. Il prend les règlements nécessaires à leur mise en œuvre. Il est consulté par le ministre chargé de l’outremer ou par le haut-commissaire, dans les domaines de compétences d’État, mais intéressant la Polynésie française.

 

Le haut conseil de la Polynésie française

La loi statutaire institue un haut conseil de la Polynésie française chargé notamment de conseiller le président de la Polynésie française et le gouvernement dans la confection de ses actes.
Cependant, cet organe n'exerce aucune activité contentieuse, bien qu'il puisse être consulté sur les difficultés qui s'élèvent en matière administrative.
Son président est désigné parmi les magistrats de l’ordre administratif, en activité ou honoraires et ses autres membres sont désignés en considération de leur compétence en matière juridique, parmi les autres professions du droit.
La loi prévoit enfin certaines incompatibilités mais pas les règles déontologiques applicables aux membres du haut-conseil.

 

L'assemblée

Toutes les matières qui sont de la compétence de la Polynésie française relèvent de l'Assemblée de la Polynésie française, à l’exclusion de celles attribuées par le statut au Conseil des ministres ou au président de la Polynésie française. Elle vote le budget et les comptes de la Polynésie française. Elle contrôle l'action du président et du gouvernement de la Polynésie française.
La loi organique du 27 février 2004 modifiée, portant statut d’autonomie de la Polynésie française fixe le nombre de représentants à l’Assemblée de la Polynésie française à 57 au lieu de 49. Les 57 représentants sont élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans et représentent les cinq archipels de la Polynésie française. Les sièges sont répartis de la façon suivante :

Iles du Vent : 37,
Iles Sous-le-Vent : 8,
Tuamotu ouest : 3,
Tuamotu est/Gambier : 3,
Australes : 3,
Marquises : 3.

L’Assemblée élit son président pour la durée du mandat de ses membres. Elle élit chaque année les autres membres de son bureau.
L’élection des représentants à l’Assemblée de la Polynésie française a lieu, dans chaque circonscription, au scrutin de liste à un ou deux tours avec répartition des sièges à la représentation proportionnelle, suivant la règle de la plus forte moyenne. Tenue pour responsable de l'instabilité politique chronique depuis 2004, la prime majoritaire (attribution automatique d'un tiers des sièges à la liste majoritaire) a été abrogée.

L’Assemblée tient deux sessions ordinaires par an, la session administrative et la session budgétaire. Entre les sessions, la commission permanente règle par ses délibérations les affaires qui lui ont été renvoyées par l'Assemblée ou qui lui sont adressées directement par le gouvernement en cas d'urgence. Elle peut également se réunir en session extraordinaire à la demande soit de la majorité de ses membres, soit du président de la Polynésie française, soit, en cas de circonstances exceptionnelles, du haut commissaire.
L'Assemblée de la Polynésie française adopte des « lois de Pays » et des délibérations, ainsi que des avis et des voeux. Les actes dénommés « lois de Pays », sur lesquels le Conseil d'État exerce un contrôle juridictionnel spécifique, sont ceux qui, relevant du domaine de la loi, soit ressortent de la compétence de la Polynésie française, soit sont pris au titre de la participation de la Polynésie française aux compétences de l'État.
L’Assemblée contrôle le gouvernement qu’elle peut renverser par une motion de défiance ou de renvoi, lorsque celle-ci est adoptée à la majorité absolue. Inversement, il peut être décidé, par décret du Président de la République délibéré en Conseil des ministres, de procéder au renouvellement de l’assemblée de la Polynésie française avant le terme du mandat de ses membres, à la demande du gouvernement de la Polynésie française.

PLUS DE RENSEIGNEMENTS : • www.assemblee.pf

 

Le CESC


Madame Raymonde Raoulx

Le Conseil économique social et culturel est une assemblée composée «des représentants des groupes professionnels, des organismes et des associations qui concourent à la vie économique, sociale et culturelle du territoire». Organisme consultatif, dans la droite ligne des principes de la République et des traditions polynésiennes, le CESC répond aux saisines du gouvernement et de l'Assemblée par des avis assortis de recommandations. Il est obligatoirement saisi pour avis quant aux projets de plan à caractère économique et social avant leur adoption ainsi que des projets et propositions de « loi du Pays » à caractère économique ou social. Les rapports et avis du Conseil sont rendus publics. Enfin, la loi statutaire modifiée le 12 juillet 1990 a accordé au CESC l'auto-saisine sur des thèmes de son choix dans le domaine de ses compétences.
Depuis la loi organique de 2004 portant statut de la Polynésie française, l'ensemble des règles relatives à la composition, à l'organisation et au fonctionnement du CESC, relève de la compétence exclusive de l'Assemblée. C'est donc elle qui fixe le nombre de conseillers, les syndicats et divers organismes habilités à désigner des représentants et le nombre de sièges attribués à chacun d'eux. Les mandatures sont d'une durée de quatre ans.
Ainsi, depuis juin 2005, le nombre des conseillers du CESC est porté de 41 à 51, répartis en trois collèges au lieu de quatre : les représentants des salariés, ceux des entrepreneurs et des travailleurs indépendants et ceux des secteurs socioculturels. Le nouveau texte prévoit une plus grande représentativité des archipels qui composent la Polynésie.
La présidence annuelle et tournante a été supprimée : le président est désormais élu pour deux ans. Il n’est plus issu chaque année d'un collège différent. Le 28 août 2007, le CESC a élu pour la première fois une femme, madame Raymonde Raoulx, à sa présidence.
Le chef du service du secrétariat du CESC est un fonctionnaire ou un agent territorial nommé par un arrêté pris en Conseil des ministres. Depuis 1998, les fonctions de Secrétaire général sont assurées par Madame Katia Testard.

CESC
• BP 1657 Papeete
Tél: 41 65 00 - fax: 41 92 42
E-mail: cesc@cesc.gov.pf - Site: www.cesc.pf

 

Les représentants de la Polynésie française en Métropole et à Bruxelles

Les parlementaires

Les députés

M. Michel Buillard

M. Bruno Sandras

La Polynésie française compte deux députés élus chacun dans une circonscription. La circonscription Ouest comprend les Îles Sousle- Vent, les Australes et, aux Îles du Vent, les communes de Moorea-Maiao, Papeete, Faa’a, Punaauia,Paea. La circonscription Est, comprend les Marquises, les Tuamotu- Gambier et les autres communes des Îles du Vent : Pirae, Arue, Mahina, Hitiaa o te ra, Taiarapu Est,Taiarapu Ouest et Teva i Uta. Les deux députés sont : Michel Buillard, pour la circonscription Ouest et Bruno Sandras pour la circonscription Est.

Les sénateurs

Le 21 septembre 2008, la Polynésie a élu 2 sénateurs - soit un de plus depuis la dernière mandature -, dont la durée du mandat a été ramenée de 9 à 6 ans. Le collège électoral comprend les deux députés, les 57 représentants à l’Assemblée de la Polynésie française et 450 délégués des conseils municipaux (ou les suppléants de ces délégués). Dans les communes de plus de 9 000 habitants, l’ensemble du conseil municipal est délégué ; dans les autres communes, le nombre de délégués est proportionnel au nombre de conseillers municipaux.

Gaston FLOSSE
À 77 ans, le sénateur Gaston Flosse entame son deuxième mandat (1ère élection en septembre 1998), cette fois comme non-inscrit ; il est membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale

 

 

 

Richard TUHEIAVA
Avocat, est le plus jeune sénateur jamais élu (34 ans) ; apparenté au groupe socialiste, il est également membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale.

 

 

 

 

 

Le représentant au CES

M. Gaston Tong Sang et M. Michel Paoletti

Michel PAOLETTI : ancien administrateur puis conseiller pour le développement économique du président de la Polynésie française, a été nommé au Conseil économique social et environnemental par décret du 3 septembre 2004. Il est président du Groupe de l'Outremer et membre de la Section des questions économiques générales et de la conjoncture.

 

 

 

 

Conseil économique, social et environnemental : son rôle

Le Conseil économique et social (CES) a vu ses compétences et son nom élargis par la dernière réforme constitutionnelle : il reste une assemblée consultative placée auprès des pouvoirs publics, mais il est désormais compétent en matière d’environnement, et peut être saisi par le Parlement ou par voie de pétition populaire.
Par la représentation des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement national. Il examine et suggère les adaptations rendues nécessaires par l’évolution de la société. Le Gouvernement peut saisir le CES de toute question ou texte relevant de son champ de compétence. Le Conseil peut également se saisir lui-même. Il comprend 233 conseillers répartis en 18 groupes de représentation. La durée de leur mandat est de 5 ans. Les modes de désignation de ces conseillers obéissent à des règles différentes : 163 d'entre eux sont désignés par les organisations socioprofessionnelles, les autres conseillers sont nommés par le Gouvernement, dont le groupe de l’Outre-mer, composé désormais de 11 membres. Ceux-ci sont désignés par décret du Premier Ministre, après consultation des organisations professionnelles les plus représentatives des départements, territoires et collectivités territoriales à statut particulier d'Outre-mer. Aux conseillers s'ajoutent des membres de section désignés par le Premier ministre pour deux ans et qui tiennent un rôle d'expert à l’intérieur des sections de travail. Ils ne participent pas aux votes, ni à l’assemblée plénière. Les membres du Conseil se répartissent en 9 sections permanentes : affaires sociales, travail, économies régionales et aménagement du territoire, cadre de vie, finances, relations extérieures, activités productives - recherche et technologie, agriculture et alimentation, questions économiques générales et conjoncture. Deux délégations s’ajoutent aux sections, l’une pour les questions européennes, l’autre pour le droit des femmes.

 

La délégation de la Polynésie française à Paris

Maeva Salmon, directrice de la délégation

La Délégation de la Polynésie française à Paris est la représentation institutionnelle de la présidence du Pays en France et en Europe. Un organigramme, adopté en Conseil des ministres, en détermine les grandes missions. Nommée en février 2007, Maeva Salmon, Déléguée de la Polynésie française, a la responsabilité de trois grands pôles d’activités au sein de la Délégation.
1/ Le pôle « Communication - Image du Pays » a pour vocation première de valoriser l’image de la Polynésie française en métropole et en Europe. Cette mission s’effectue, notamment, dans le cadre d’une synergie avec les antennes de Tahiti Tourisme à Milan (marché européen) et Paris, ainsi qu’avec la représentation parisienne d’Air Tahiti Nui.
2/ Le pôle « Politique - Institution » a pour mission de renforcer les liens avec le gouvernement de la République française et de faciliter les échanges entre les administrations du Pays et de l’État. Il a pour vocation de réunir les conditions d’une mission réussie des représentants du gouvernement de la Polynésie à chaque déplacement à Paris, ne serait-ce que par des prises de rendez- vous et l’organisation de réunions bien ciblées.
3/ Le pôle « Administration » réunit, en son sein, des bureaux aussi divers que ceux de la comptabilité, de la gestion des bourses d’étudiants, des associations, de l’information ou de l’entretien. Ce pôle, sous l’autorité de Maeva Salmon, est en relation étroite avec l’administration du Pays.

L’antenne Bruxelles- Europe

L’antenne polynésienne existe depuis 1994.
Directement rattachée à la Délégation de la Polynésie française à Paris, dont elle dépend administrativement, elle a pour mission de promouvoir les priorités de développement du Pays auprès des institutions et acteurs socio-économiques européens, et de prospecter de nouvelles sources de financement et programmes (formation, recherche, environnement, énergie,…). Membre actif de l’association des Pays et Territoires d’Outre-mer (PTOM), l’OCTA, l’antenne contribue au dialogue, aux échanges et à l’émergence de synergie entre les seize PTOM, leurs Etats membres respectifs et l’Union européenne.

Délégation de la Polynésie française à Paris
• 28, Bd St-Germain, 75 005 Paris
Tél : 00 (33) 1 55 42 66 00 Fax: 00 (33) 1 55 42 66 11
E-mail: delegation@polynesie-paris.com

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