|
|
Institutions de Polynésie française
L'État en Polynésie françaiseDixit 2010 2011
Investir et s'investir
L'investissement de l'État en Polynésie française prend plusieurs formes, dont les 239 milliards de Fcfp dépensés en 2009 sont une représentation bien réelle, mais parfois « abstraite » pour le grand public. Dans une période économique particulièrement morose, l'État contribue notamment à la relance du secteur du bâtiment. Les compétences de l’État, recentrées sur l’exercice des missions régaliennes, sont précisées par la loi. L’État garantit la sécurité quotidienne des Polynésiens et des Polynésiennes.
L'État édicte également les règles relatives à l'administration, à l'organisation et aux compétences des communes. Il est compétent enfin dans le secteur de la communication audiovisuelle et dans les domaines de l'enseignement universitaire et de la recherche. Dans cette optique, en partenariat avec l’ensemble des forces vives de la Polynésie française, l’État se doit de favoriser une éducation de qualité, garantir la sécurité, soutenir l’économie et participer à la cohésion sociale. Un nouveau bâtiment de services « éco-citoyen », pour juin 2012
Bâtiment administratif regropupant les services
Ce bâtiment, de 4 800 m², permettra le regroupement des services. Près de 140 agents travailleront dans un cadre moderne, accueillant pour le public. Environ 130 places de stationnement (voitures et deux-roues) sont prévues. Chaque niveau sera pourvu d'une salle de réunion, dont une de 75 m² au rezde-chaussée. Un nouveau centre de détention :
Maison d'arrêt de Nuutania (2010) 200 nouveaux emplois La création d'un centre de détention et la rénovation de la maison d'arrêt de Nuutania constituent un enjeu majeur pour la Polynésie française. Outre la transformation des conditions de détention devenues inacceptables, la rénovation de Nuutania contribuera à l'amélioration des conditions de travail des personnels pénitentiaires. Lutte contre l'économie souterraine La Polynésie française, comme toute société moderne, est confrontée à une délinquance de plus en plus complexe et élaborée. L'une de ses formes modernes, insidieuse, en est l'économie souterraine. Fléau pour la société, celle-ci pénalise en premier lieu les plus démunis : échappant à toute forme d'impôt ou de contribution sociale et donc de solidarité, l'économie souterraine prive la collectivité des moyens d'action dont elle aurait besoin pour aider les citoyens qui le nécessitent. Premiers résultats très encourageantsOpérationnel depuis plus de six mois, le GIR a concentré ses premières actions sur la lutte contre le trafic de stupéfiants, notamment le cannabis (pakalolo) et sur les flux financiers illicites nés de ces trafics (non-justification de ressources, blanchiment d'argent, etc.) ainsi que sur le travail dissimulé. Depuis le 17 mai 2010, le GIR a été saisi 34 fois par les autorités judiciaires pour mener des enquêtes. Ces affaires ont donné lieu à de nombreuses procédures, notamment pour trafic de stupéfiants (17), travail dissimulé (6), escroquerie (4), non justification de ressources (3), blanchiment d'argent, abus de biens sociaux, détournement de fonds publics etc. Ce sont près de 40 millions de Fcfp d'avoirs criminels qui ont été saisis. Pour ce qui concerne les produits stupéfiants, le GIR a saisi près de 800 kg de cannabis pour une valeur estimée à 390 millions de Fcfp et 20 g d'ice pour une valeur d'environ 1,8 million de Fcfp. Égalité devant l'impôt En grevant les budgets publics, la fraude sociale et fiscale nuit gravement à la mission redistributive de l'État et des collectivités et porte atteinte à la solidarité qui fonde les systèmes de protection sociale. La lutte contre la fraude sous toutes ses formes est une préoccupation partagée de l'État et du Pays, tant pour garantir la maîtrise des finances publiques que par souci d'équité envers nos concitoyens. ![]() La formation plénière regroupe, pour l'État, le procureur général et le procureur de la République du tribunal de première instance de Papeete, les services de police et de gendarmerie, la Trésorerie générale, la Direction des douanes et l'Institut d'émission d'outre-mer (IEOM) et, pour le Pays, l'Inspection du travail, la Caisse de prévoyance sociale (CPS), le Service des contributions, la Direction des affaires sociales et l'Office polynésien de l'habitat (OPH) et la Direction des transports terrestres (DTT). En matière de travail dissimulé, cette structure se substitue désormais au Comité de lutte contre le travail illégal (COLTI, voir également article « Chèque service aux particuliers ») page 66.
Objectif 2011 : fédérer les équipes de RechercheLe Pacifique Sud est l'un des plus grands réservoirs de biodiversité que compte notre planète. Ici peut-être plus qu'ailleurs la préservation de cette biodiversité est soumise à de fortes contraintes, notamment les changements environnementaux planétaires, les aléas naturels ainsi que les diverses activités humaines. Les enjeux sont primordiaux : il est crucial de préserver ce capital naturel tout en le valorisant afin de permettre à la fois un développement durable et harmonieux des populations du Pacifique Sud et un progrès des connaissances scientifiques. Afin de disposer d'une meilleure lisibilité et visibilité et améliorer encore son attractivité vis-à-vis de partenaires internationaux, la recherche publique joue la carte du regroupement et de la mutualisation. C'est un objectif qui devrait être atteint en 2011.
|
|||
|
Accueil | Publicité | Mentions légales | Nous contacter © 2005-2012. OPT/DG/CMC |
||||